La salle de bain

Et oui, aucune pièce de la maison n’est épargnée par la tornade « zéro déchet »!

Bon, … Pour moi elle s’appelle comme ça. Mais je crois que pour Eric et ses filles c’est plutôt la tornade « WHAT THE F*!# ESTHER ».

C’est pas grave. J’assume.

Et puis, un jour, de toute façon, ils me remercieront de leur avoir montré la voix. (Déclare-t-elle, en se tenant droite , fière comme un i, la tête relevée, le regard perçant l’horizon, et les cheveux dans une brise imaginaire)

Bref, pour en revenir à nos pièces. Il y a la cuisine avec les produits ménagers, les poubelles, les courses, le vrac. Ma pièce préférée, le jardin avec le composteur et le potager. Les toilettes avec là aussi, les produits ménagers. Je vous avoue que concernant les toilettes je sais qu’on peut faire plus, avec des lingettes lavables utilisées pour le pipi. Seule, j’aurais sûrement déjà essayé, mais si je mets ça en place à la maison, je pense que l’image de la tornade devient un ouragan de catégorie 5. Donc allons y, pas à pas. Et puis, on ne peut forcer personne. La salle de bain en est un exemple flagrant d’ailleurs.

Comme je vous l’ai expliqué dans les articles précédents, mon cher et tendre compagnon et moi n’avons pas les mêmes centres d’intérêts, ni les mêmes savoirs. Mais, conscient de ce qui se passe dans le monde, de l’impact de chacun sur le fonctionnement de notre société et de la dégradation de notre mère nature, il a accepté de se prêter au jeu et de changer sa façon de consommer et d’acheter. Bon OK, il y a de temps en temps des exceptions à la règle. Le sevrage du produit industriel, saturé en graisses est difficile. Mais la où je n’ai pas encore réussi à le convaincre c’est pour la salle de bain.

L’hygiène.

Les gens ont tendance à imaginer que si on utilise des savons et shampoings solides, comme nos grands-parents, nous serons moins propres qu’avec le gel douche et shampoing liquide vendus par les grandes marques ! Mais pourtant, mes grands-parents à moi, dans mes souvenirs, n’ont pas vécu au Moyen-Age ! Revenir à des produits moins toxiques pour notre corps ne veut pas dire régresser dans l’hygiène. Au contraire, votre corps est à lui seule un écosystème. Vivent sur votre peau, naturellement, des bactéries essentielles pour l’équilibre de celle-ci. Et les produits présents dans vos gels-douche ne sont pas bons pour elle, et donc pour vous non plus!

Gel douche industriel de Mr. VS Savon solide de Mme.

https://incibeauty.com/ 5 exemples des produits qui sont dans la liste du gel douche de Mr. Si vous voulez en savoir plus sur les constituants de vos produits d’hygiène et d’entretien, il faut aller faire un tour sur ce lien https://incibeauty.com/

Rien que la liste est effrayante ! Peu de ces composants sont naturels ou obtenus naturellement !

Alors, vous pensez toujours être propre à la sortie de votre douche ?

Pour les shampoings je vous rassure c’est la même chose !

Concernant la réalisation de ces produits, je ne me suis encore jamais essayée à la saponification pour les savons mais pourquoi pas, une participation à un atelier de fabrication de savon, ça doit être intéressant ! Pour les shampoing, je m’y suis mise, doucement mais Eric m’a offert un kit Aroma Zone pour m’y mettre. Et comme pour tout ce qu’on fait soi-même, il n’y a pas plus grande satisfaction que d’utiliser un produit fait maison !

Concernant les déodorants. Ma vie a été révolutionnée. C’est ma sœur qui m’en a parlé et depuis que j’ai essayé, je suis convaincue ! La pierre d’alun !

Avant, adolescente, j’utilisais des déodorants en spray. Mais j’ai rapidement arrêté. Vous en avez déjà utilisé ? Alors vous me comprenez. Pour les autres j’explique. Le déo en spray c’est l’angoisse, déjà ça pue, rien de naturel, ça sent le parfum de synthèse à plein nez, ensuite quand vous appuyez sur le pschitt pschitt vous avez tendance à rester appuyé au cas ou il ne soit pas assez efficace, ou que dans la journée il perde de son effet donc mieux vaut saturer la zone surtout quand on est ado. Comme vous restez appuyé vous créez dans votre salle de bain un nuage toxique, qui vous fait tousser à la mort et vous pique les yeux, donc vous pleurez, et le maquillage d’ado rebelle que vous avez mis trois plombes à mettre, parce que se mettre du crayon dans l’œil c’est l’angoisse, est foutu. Et imaginez dans des vestiaires après le sport quand c’est une classe de fille qui en utilise… De plus, même une fois lavés, vos vêtements gardent l’odeur du parfum toxique et bizarrement d’un peu de transpiration mélangée à croire que finalement que les gouttes de transpiration sautent sur vos tissus comme des sangsues.

Donc, je suis passée aux déodorants à bille ! Mais mon intérêt pour l’environnement et mes nombreuses lectures sur les déchets m’ont montrée que cette bille était loin d’être inoffensive. Sournoise, celle-ci échappait souvent au recyclage, et de son rouler-bouler arrivait à finir dans nos océans. Là encore, j’ai changé pour des sticks. Et comme pour le reste j’ai commencé à me pencher sur les composants. Et puis je voulais aussi arrêter d’avoir des emballages à jeter en plus donc j’ai essayé la pierre d’alun.

Plutôt septique à mes débuts, j’avais du mal à comprendre comment cette pierre pourrait être efficace. Et bien si. Il faut l’humidifier avant utilisation et c’est elle qui va naturellement limiter la transpiration !

Concernant le reste, comme les cotons tiges. Déjà sachez qu’à partir du 1 janvier 2020 vous ne pourrez plus en acheter ils seront retirés du marché à cause de leur pollution. Et oui pour vous donner une idée c’est plus de 16000 cotons tiges qui ont été retrouvés dans les rivières et littoraux lors de l’année 2015 lors de la collecte de déchets Initiatives Océanes. Je les ai donc remplacés récemment par un oriculi (oui on est d’accord ça fait un peu Les Animaux Fantastiques). Au début, j’étais effrayée par la sensation que cela provoquerait dans mon oreille, entre la douceur du coton et la tige de bambou qui vient racler mon cérumen. Mais finalement, moi-même étonnée, c’est plutôt agréable comme sensation. Et, c’est zéro déchet et économique une fois acheté, pas besoin d’en racheté tout les 2 mois ! Il y a aussi la brosse à dents, qui à changée. Je suis passée à la brosse à dent en bambou avec les poils en fibre de bambou. Une fois en fin de vie elle peut aller au composteur ! C’est pas génial ? Principal inconvénient, celle-ci s’use plus vite, mais sinon elle fait son travail ! Pour la petite histoire, j’avais acheté 2 brosses à dents, une pour moi et une pour Monsieur, mais quand il a fallut changer la sienne il a préféré reprendre une en plastique alors j’ai fini par utiliser celle qui lui était destinée !

Autre changement qui vous concerne mesdames ou messieurs, qui vous maquillez ! Le démaquillant et les cotons. Là aussi c’est ma super sister qui m’a fabriqué de ses propres petites mains mes lingettes démaquillantes, réutilisables à l’infini. Pour me démaquiller j’utilise de l’huile de coco, je me frotte le visage et avec une lingette humidifiée je rince mon visage ! Pour l’huile de coco, je l’achète en pot ça me permet de la garder avec mon stock de pot en verre lorsque je réalise mes réserves alimentaires.

Et bien voilà comment vous pouvez passer au zéro déchets dans votre salle de bain. Et encore une fois, chacun à son rythme. J’ai commencé dans l’ordre par, les lingettes, le déodorant, le démaquillant, le shampoing, le savon et l’oriculi pour finir !

Je vous laisse apprécier la photo du Lui VS Elle !!!

La lessive en poudre

Préparation …

Concernant la lessive en poudre il n’y a rien de plus simple.

Vous mélangez dans un mixer ou blender 200g de savon de Marseille, 200g de bicarbonate de soude et 200g de cristaux de soude.

Vous mixez et le tour est joué.

Vous pouvez aussi mixer au fur et à mesure vos ingrédients, pour avoir une poudre la plus fine possible et éviter des traces de lessive sur votre linge.

Vous avez sur la photo, les produits que j’utilise pour faire mes produits. De la marque « La droguerie écologique ». Je n’ai pas encore de boutique me vendant du bicarbonate en vrac proche de chez moi, mais leurs produits sont bien et économiquement, ils ne sont pas excessifs.

En plus …

Vous pouvez ajouter quelques gouttes d’huile essentielle. Pour moi c’est Menthe poivrée!

Vous pouvez mettre du vinaigre blanc dans le bac pour l’adoucissant.

Pour le linge blanc, vous pouvez soit verser 1 cuillère à soupe de percarbonate directement sur le linge en machine ou bien vous préparez un deuxième pot de lessive avec 90g de percarbonate en plus!

J’ai adopté la lessive en poudre car j’ai essayé la lessive liquide. Mais, ça ne me convenait pas. Il fallait souvent la secouer et elle laissait des traces sur notre linge.

Le récupérateur d’eau

Dans la démarche de zéro déchet, je suis d’accord que le récupérateur d’eau n’est pas ce qui nous vient à l’idée tout de suite! Mais, il permet de contribuer à d’autres changements. La consommation d’eau!

Quand on décide de s’occuper de son jardin, de planter des arbustes, des fleurs, de mettre en place un espace potager pour faire pousser ses légumes toute l’année, l’eau devient indispensable. Surtout lors des semis et des fortes chaleurs.

L’automne dernier j’ai décidé de me mettre sérieusement au jardin et de me faire un vrai espace pour faire pousser mes légumes.

Et je ne me suis pas loupée, comme vous avez pu le constater avec l’abondance des tomates cerises (voir article tarte à la tomate).

J’ai planté des salades, des tomates, des courgettes, des aubergines, des poivrons, des haricots verts et des patates douces. Bref, beaucoup de légumes qui ont besoin d’eau!

Cet été m’a plutôt effrayé, quand la pluie s’est faite désirer! La sécheresse commençait à griller mes plantes, les feuilles à se recroqueviller et moi j’étais en plein désespoir!

Heureusement pour moi, nous avions un robinet extérieur.

Mais de l’autre côté de la maison, côté nord alors que mes légumes sont côté sud! Pas grave, suffit de tirer le tuyau et de le faire passer par la maison!

Donc, on démêle le tuyau, on tire le tuyau, on cale la sortie d’eau sous une plante ou avec un caillou, on va allumer l’eau, le robinet fuit, on court chercher un seau, on rallume l’eau, on court à travers la maison, le jet d’eau à propulsé l’arroseur dans l’allée, on le récupère sans se prendre trop d’eau dans la tête, puis enfin, on arrose. Une fois terminé, on cale l’arroseur sous une plante ou un caillou, on court arrêter l’eau, on fait attention à ne pas glisser dans la maison, on coupe l’eau, on tire le tuyau, on enroule le tuyau, on va chercher le balai et on nettoie toutes les merdouilles qu’on a ramenées avec le tuyau dans la maison !

Donc au final, rien de bien pratique et rien de bien économique, puisque l’eau pour arroser est la même que celle qui sort de ma douche, de mes wc et de mon robinet dans la cuisine!

J’ai décidé qu’il fallait changer notre consommation d’eau!

Je ne peux pas faire attention à ce que je mange, ce que je consomme, ce que j’achète, ce que je jette et ne pas me soucier de gâcher l’eau!

Je sais que trouver des idées cadeaux pour son bien-aimé ce n’est jamais évident. Alors, en septembre, mois où je fête mon anniversaire, j’ai décidé de simplifier la vie à Monsieur. J’ai demandé en cadeau un récupérateur d’eau de 300L pour mettre devant!

Et voilà comment le récupérateur d’eau a rejoint la team garden!

La tarte à la tomate

Tarte à la tomate et à la moutarde!

Cette année j’ai décidé d’attaquer sévère le potager! Vous vous souvenez, je vous avais expliqué la situation avant mon emménagement officiel dans la demeure de mon bien-aimé. L’autorisation durant cette phase de transition (c’est-à-dire les weekends) de m’occuper du jardin !

Et bien, je dois être honnête, je me suis lancée timidement dans la conquête de ce territoire, abandonné au gré des saisons.

Avoir un jardin, pour moi, c’est renouer avec les souvenirs d’enfance, le temps passer à contempler les rosiers, les sentir, les tailler, les bichonner avec la grand-mère. Courir pour rattraper le grand-père qui part ramasser ces haricots, retourner la terre à la recherche des patates et la dégustation des fraises avant tout le monde !

Les rosiers étant déjà présents, ils n’attendaient que mon intervention divine pour se remettre à fleurir. Par contre, pour les légumes il y avait tout à faire.

Grande consommatrice, … Non, pardon, grande « addict » à l’application Pinterest, j’avais trouvé évidemment comme vous tous, la super idée, celle qui allait tout révolutionner, où on m’aurait vu comme le génie du siècle !

Faire des carrés potagers avec des palettes ! Faire sauter une planche sur deux et planter entre !

Alors oui, l’idée comme ça a l’air super. Sauf que sur les côtés il n’y a pas de planche (je vous rassure, je l’ai eu l’idée de mettre celles enlevées, mais ça n’en faisait pas assez) et puis on ne veut pas empiéter sur tout le jardin, ne pas se faire remarquer tout de suite. Donc, des mini-palettes, avec peu de terre, qui en plus de ça, se fait la malle, qu’on essaie de retenir avec des pauvres branches et brindilles pliées en plusieurs morceaux, le tout dans une zone ombragée et avec un chat qui a décidé d’utiliser votre création comme litière, ne favorise absolument pas le développement de vos plants ! Qui lu cru !

Donc cette année, n’étant plus dans une phase de transition mais dans une conquête du territoire hostile, curieux et étonnant qu’est celui de l’homme, j’ai décidé de ne pas me laisser impressionner et de marquer mon territoire dans le jardin.

La révolution commença !

Je vous passe les détails du travail de mise en place, et bla-bla, et bla-bla, et bla-bla et j’attaque directement avec la réussite de mes plantations et donc la récolte gargantuesque de nos tomates cerise ! (Dans le doute que tous mes pieds de tomates ne partent pas j’en avais planté 6…et les 6 ont survécu.).

Première récolte de tomates, nous sommes aux anges. « Mon Dieu, ce goût, rien à voir avec celle du commerce ! », « C’est un délice », « Elles sont excellentes, ni trop sucré, ni trop acide, juste comme on les aime ! ». Elles ont fini dans tous nos plats. Salades, sauces, viandes, riz, cakes … elles ont accompagné toutes nos recettes.

Deuxième récolte de tomates ! Elles tombent mal, on part pour un mois en Espagne et j’ai peur qu’elles ne survivent pas au trajet et à la chaleur. Ne voulant pas les gâcher je décide de faire des conserves de sauces tomate (recette la prochaine fois).

Retour de vacances, troisième récolte. Nous sommes heureux, de retrouver, le plaisir de ramasser nos tomates et de les déguster, nous continuons à agrémenter nos divers plats et nous commençons à en distribuer aux amis et à la famille.

Quatrième récolte, nous avons besoin d’une pause. Le placard est déjà rempli de sauces tomate, que faire ? Ni une ni deux, je retourne sur ma drogue appli à la recherche d’une idée ! Evidemment je trouve ! Des tomates confites, délicieuses, permettent de faire varier le goût des tomates mais ça représente beaucoup de tomates pour finalement peu de bocaux !

Récolte suivante, s’ajoute mes tomates cœur de bœuf ! On a besoin de changer de recette, je tombe alors sur un partage instagram de (@marie.objectifzerodechet) d’une photo de tarte à la tomate maison et de la recette de la pâte!

Super idée! Je me lance !

Je varie la recette en ajoutant de la moutarde et c’est un régal ! J’ai donc décidé de vous partager la recette de pâte à tarte, super simple à faire et de la découpe de tomate tout aussi simple !

La pâte pour 2 tartes :

  • 400g de farine
  • 200g de beurre
  • 1 petit verre d’eau
  • 1 pincée de sel

J’ai voulu la faire à la machine à pain en respectant l’ordre (eau, beurre, sel, farine) mais je crois que mon beurre n’était pas assez mou et j’ai dû terminer à la main!

Diviser votre pâte en 2 boules et gardez-en une pour faire une tarte en dessert, ou pour une autre recette !

Etalez votre pâte dans un plat et faites la cuire 15 min à 180 °C avant de mettre les ingrédients, pour la précuire en gros !

Enduisez le fond de votre tarte avec de la moutarde. Couper les tomates en tranches, si c’est vos tomates cerise simplement en deux ! Il ne vous reste plus qu’à les disposer, saler, poivrer, et ajouter du thym. (Ou un autre condiment de votre choix.)

Mettez au four pour 30 min, toujours à 180 °C.

Et voilà ! Accompagné d’une salade et vous n’avez plus qu’à déguster !

Les pastilles lave-vaisselle

Préparation …

Mélanger les poudres.

Mettre un peu d’eau en spray et mélanger. (En spray car il ne faut pas trop d’eau, l’objectif est de faire coller les particules).

Attention le mélange ne doit pas trop mousser, il faut garder un aspect poudreux!

Répartir le mélange dans un bac à glaçons et tasser.

Laisser reposer une nuit ou une journée et mettre dans un pot fermé.

En plus …

On peut garder le mélange en poudre, en fonction des préférences!

On peut aussi mettre un pot dans les toilettes pour détartrer!

La première fois vos pastilles ne seront peut être pas parfaites, mais ne vous découragez pas. De plus, en poudre ou en pastille, l’efficacité reste la même.

Concernant le liquide de rinçage, vous pouvez le remplacer par du vinaigre blanc.

Le pain blanc

(A la machine à pain)

J’ai eu la chance qu’on m’offre une machine à pain. Depuis, je ne peux plus m’en passer ! Elle me sert pour faire mon pain (comme vous pouvez vous en douter), mon pain de mie, ma brioche, mon paneton, ma pâte brisée, ma pâte à pizza.

Pour le pain, on peut varier les plaisirs. C’est à vous de choisir votre farine,  pain aux graines ou non, le type de cuisson ! 

Je vous vois venir, «  oui mais il faut des farines spécifiques en fonction de la préparation, et puis on n’a sûrement  pas tous les ingrédients dans notre cuisine ! » Et bien, en dehors de la levure, si ! Vous avez tout. La recette  que je vais partager avec vous est celle d’un pain blanc basique.

A moins que vous viviez en plein désert et en pleine nature, vous avez une cuisine, un robinet et de l’eau qui en sort ? Vous faites de temps en temps des gâteaux ou des cakes, donc vous avez au moins un ou deux paquets de farine (pas obligé d’avoir une farine spéciale pain, une T55 du commerce fait l’affaire)? Vous assaisonnez vos plats avec du sel ? Si oui, alors parfait il ne vous manque que la levure, et ça, vous pouvez en trouver n’importe où !

Pour ma part je me procure une préparation fermentescible qui remplace la levure de boulanger et la levure déshydratée,  qui s’appelle « paniLEV » (voir photo) on la trouve en magasin bio. C’est prêt à l’emploi, donc merci le gain de temps ! La mienne est au seigle ça apporte un petit goût sympa au pain. En plus, je l’utilise pour toutes mes préparations, même la brioche !

Photo du paniLEV

Si vous êtes équipés, on commence ! Dans une machine à pain, il faut suivre l’ordre que l’on vous donne.

  • 30 cl d’eau
  • 1 cuillère à café de sel
  • 500g de farine
  • – 1 sachet de levure (déshydraté) ou pour moi 40g de paniLEV

Vous remettez votre cuve, vous fermez le couvercle et choisissez votre programme, le plus simple c’est le pain blanc. Mais vous pouvez choisir, le programme pain complet si vous souhaitez ajouter des graines.

Et voilà, vous lancez votre machine pendant la nuit et vous avez un super pain pour le petit déjeuner.

Petit déjeuner maison. Pain, fait à la machine à pain et confiture à la cerise maison!
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(P.S. Si vous récupérez une machine ou que vous souhaitez en acheter une, je vous mets le lien d’un article qui m’avait aidé et rassuré pour me lancer). https://www.chefnini.com/machine-pain-conseils-recettes/

Les courses

Réduire ses déchets n’est pas évident, y aller pas à pas est essentiel. Commencer étape par étape en se fixant des objectifs. Comme je vous l’ai dit précédemment, ma première claque sur notre façon de consommer, était nos poubelles débordantes de déchets en tout genre, elles me criaient de les nourrir et plus je leur donnais satisfaction, plus moi je culpabilisais.

Les reportages, articles, photos, interviews ne cessaient de me crier :

– « Pollueuse, tueuse de poisson, destructrice de la planète, … agit, Agit, Agit, AGIT, AGIT !!! »

-« Mais par où dois-je commencer ? Je sais qu’il y a des façons de consommer et d’acheter différemment ! Mais je commence par quoi ? »

– « Tu fais comme tout le monde… tu te renseignes et tu sautes le pas, en quoi est-ce si compliqué ? Tu as un cerveau utilise le ! »

C’est vrai, je ne suis pas la première à vouloir tout changer et je peux y aller à mon rythme faire les choses bien du début à la fin. J’ai commencé par le composteur qui m’a permis de réduire considérablement le volume de la poubelle. La deuxième étape a été les emballages.

La guerre est déclarée !

Je vais vous donner des exemples de ce que nous achetions avant en faisant nos courses et comment nous rendions nos poubelles heureuses !

Les ingrédients incontournables de nos placards sont le riz et les pates. Nous achetions notre riz emballé dans une boîte carton (alors oui le carton peut être recyclé mais quand il est marron avec rien d’écrit dessus et sans film plastique pour lui donner ce côté brillant et étincelant). Dans ce paquet, vous trouviez ensuite 4 sachets plastiques, contenant des portions de riz pour 2 ou 4 ! On doit bien avouer que c’est ingénieux, pas besoin de se poser la question de la quantité et de se retrouver avec trop de riz à devoir manger pendant 3 jours. Pas de grains de riz coincé dans les trous de la passoir qu’on insulte car il ne veut pas partir. Et plus vous l’insultez, plus il s’écrase et occupe tous les trous autour. En gros, c’est un gain de temps où faire cuire du riz ne relève que des gestes d’automatisme, le tout assaisonné à l’emballage plastique.

J’adore les petits déjeuners, même si j’avoue ne pas prendre le temps en semaine car le choix entre dormir et manger était clair… dormir ! Chaque minute de sommeil me permettant de retarder le bruit de cette machine infernal qu’on appel le réveil. Par contre, les week-end et les vacances, je retrouve sur ce temps de repas une douce odeur des moments passés en famille. Les discussions autour d’un bon café et de son doux parfum, de tartines de pain frai que votre adorable petit papa est allé chercher le matin-même, la confiture de fraise, le beurre demi-sel et le verre de jus d’orange qui apporte le peps et la chaleur du soleil… que de nostalgie ! Mais je m’écarte, le problème aujourd’hui est que monsieur, lui, prend le temps d’un petit-déjeuner express le matin et j’ai été contaminée. Pour la bonne cause, on est d’accord, il ne faut pas partir le ventre vide. Donc, j’ai le droit à ma dose de café et à deux petits pains aux chocolats industriels dans leurs emballages individuels tous entassés dans un plus grand emballage, plastique évidemment ! Là encore, on avouera que c’est pratique. On ouvre le sachet et c’est prêt à l’emploi. Vous avez traîné sous la couette ou la douche ? Pas grave votre pain plastifié peut vous suivre n’importe où !

Bref la liste est longue, tout ce que nous achetons aujourd’hui dans nos grandes surfaces est sous emballage. Même les légumes et le pire c’est le bio, pour des produits qu’on veut nous vendre respectueux de l’environnement … cela fait réfléchir !

Il a alors fallut réfléchir aux façons de changer et elles sont nombreuses. Mais celle que je vais vous conseiller  pour le moment, c’est le vrac !

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A vos petits sacs, prêt ? PARTEZ !

Pour se lancer il vous faut 3 choses :

– Des contenants (en verre de préférence)

– Des petits sacs de tissus

– Et une boutique qui vend du vrac

Pour ma part, j’ai commencé avec des pots en verre récupérés chez ma grand-mère et achetés en brocante. Ensuite, je me suis mise à garder tous mes pots type confiture et peu importe la taille. Je vous parlais de brocante plus haut, et nous adorons en faire le tour et aussi chiner dans les vide greniers le dimanche. Au début c’était surtout pour trouver des trucs pour mon chéri.  Sa passion, c’est la musique, il lui fallait des pédales d’effets pour la guitare et d’autres trucs qui servent à faire de la musique (j’y connais rien !). Et puis, je me suis rendue compte que c’était finalement l’endroit parfait pour trouver des objets de seconde main et changer nos habitudes.

Concernant les sacs, je ne suis pas non plus très douée pour coudre, j’ai une machine mais je n’arrive même pas à l’utiliser correctement. J’ai donc acheté mes petits sacs. Mais vous pouvez en trouver dans les commerces où les faire faire par des copines couturières, en leur ramenant des vieilles chemises ou des vieilles fringues !  Tissus design, on est branché ou pas ! Ils sont super pratiques pour le riz mais aussi pour les fruits et légumes. Cela évite de prendre là-aussi, les sachets plastiques du magasin.

Pour finir, la boutique ! Vous trouvez de plus en plus de boutiques spécialisées dans le vrac et internet sera votre meilleur allié pour trouver les adresses ! Moi je suis allée au seul près de chez moi et surtout le seul à faire du vrac. Une enseigne de magasin bio « Naturéo ».

Depuis, je me procure les produits suivants : riz, pates, lentilles, graines de sésame, de courge, sucre, amandes, gâteaux apéro, cacahuètes, boules de maïs enrobées de chocolat (mon petit plaisir, pas donné donc on les savoure), chips de banane. Et bien d’autres choses, en fonctions des goûts de chacun.

Au final, vous avez juste changé votre façon de faire vos courses. Vous n’êtes pas obligé de vider vos placards demain et de devoir tout faire maison aujourd’hui. Je suis encore loin d’avoir une cuisine zéro déchets et je ne suis pas seule à la maison. Changer les mentalités en changeant les habitudes de consommation ça se fait pas à pas.

Alors allez y à votre rythme, mais vous verrez que chaque petit pas est une satisfaction personnelle bénéfique pour le moral ! PS : Pour les petits déjeuners j’essaye au maximum de faire du pain, de la brioche ou des gâteaux maisons avec une machine à pain. Les recettes suivront bientôt !

Liquide vaisselle

Préparation …

Dans une bouteille de 50cl (Personnellement, j’ai utilisé une bouteille de sirop, le verre est toujours plus sympa que le plastique).

Versez 1 cuillère à soupe de bicarbonate de soude.

Ajoutez ensuite 1 cuillère à soupe de vinaigre blanc.

Le mélange va mousser.

Versez les 10 cuillères de savon noir.

Secouez, rajoutez de l’eau jusqu’en haut pour remplir la bouteille et secouez de nouveau.

Votre liquide vaisselle est prêt!

Simple et facile!

En plus …

Attention ce mélange ne mousse pas.

Si vous souhaitez le faire mousser, il faut rajouter du savon de Marseille.

3 cuillères à soupes de paillettes qu’il faut faire fondre dans de l’eau et pour compléter vous ne mettez que 7 cuillères de savon noir.

Vous pouvez ajouter des gouttes d’huile essentielle pour parfumer ou pour leurs vertus.

Le composteur

Pour commencer mon changement de vie, la première chose que j’ai faite c’est de fabriquer un composteur.

Lorsque j’ai rencontré mon compagnon, c’était chacun chez soi la semaine et on se retrouvait les week-end. Puis, petit à petit nous avons commencé à passer plusieurs jours, puis 1 semaine complète ensemble et j’ai fini par passer toutes mes semaines chez lui. Eh oui, je ne suis pas si différente de la plupart des femmes, l’amour me rend accro, j’ai besoin de ma dose journalière. C’est en décidant de m’installer chez lui que j’ai choisi de modifier notre mode de vie et notre mode de consommation.

Avant que je ne m’installe avec lui, il vivait avec sa fille et le dimanche soir était marqué d’un rituel, sortir la poubelle des ordures ménagères. Et le mercredi, la poubelle jaune, c’est-à-dire plastique et carton. Comme vous le savez tous, il y a un dimanche par semaine, et une année est composée de 52 semaines, cela représente donc 52 sacs poubelles par an et ça c’est quand ils ne sont que 2. Il y a les week-end avec la famille et les amis et ces semaines là on peut doubler le nombre. Idem pour les sacs de plastiques et cartons, mais là, attention le sac jaune était deux fois plus volumineux par rapport au noir, ce qui équivalait à 104 poubelles par an.

C’était trop, il fallait dire stop. En vivant seule je jetais une poubelle par mois. Vous savez encore et toujours que dans une année on est à 12 mois. Donc si je ne suis pas trop mauvaise en maths je jetais 12 sacs poubelles dans l’année.  Mes épluchures de légumes finissaient au fond du jardin pour le compost ou les poules du voisin qui venaient squatter en mon absence. Alors comment accepter de revenir à une poubelle par semaine en m’installant avec Monsieur. D’ailleurs ce n’est pas comment mais pourquoi ? Parce qu’il ne sait pas ce qu’est un compost, (Parisien pur jus, le jardin c’est pas son truc, je préfère préciser car il s’est vexé quand je lui ai lu cet article !), parce que j’ai l’impression de lui imposer, parce que ça demande une nouvelle organisation dans la cuisine et le jardin. Finalement rien d’insurmontable !

Première étape. Monsieur ne s’y connait pas du tout en jardin et en plante. C’est pour vous dire, il donnait un billet au fils de son voisin pour qu’il tonde chez lui (Alors là aussi je préfère préciser que ce n’est pas par fainéantise mais tout simplement parce que c’est pas son truc, il préfère ses guitares que la tondeuse) ! Les arbustes n’étaient jamais taillés et la partie nord était devenue une jungle de ronces et de chèvrefeuille ! Passer mes week-end chez lui c’est sympa mais étant du genre plutôt active j’ai eu besoin de vaquer à des occupations personnelles. Afin de ne pas m’imposer dans sa vie du jour au lendemain. Le deal a été passé ! Je ne touche pas à la maison tant que c’est chacun chez soi (je n’apprécierais pas qu’il envahisse mon espace d’un coup) mais j’ai carte blanche sur le jardin.

Que la fête commence !

C’est ainsi que j’ai pu aborder le sujet composte.

« Tu sais pour planter j’ai besoin de terre, le sol a besoin d’être amendé, et à force d’aller en chercher à la jardinerie je cumule les sacs en plastique, même si je les réutilise pour les déchets verts, ce n’est pas terrible et en plus faut payer pour avoir de la terre c’est quand même un truc de ouf, non ?! On vit quand même sur la planète Terre ! et puis ma maison est construite sur de la terre, je marche sur de la terre, … Chéri ! Il faut agir ! »

L’homme moderne n’aime pas les bêtes et encore moins l’idée d’être dérangé par des odeurs. Mais en fin de compte après de nombreux arguments pour et contre et surtout parce que j’avais carte blanche non d’un chien…

La fabrication du composteur a pu commencer !

On a utilisé des palettes, des planches de bois et la structure en bois d’une ancienne plancha qui traînait. Ok il n’est pas très beau, il tient miraculeusement debout mais il y a un composteur !!!

Deuxième étape. Avoir un compost c’est bien, mais faut le remplir. J’ai alors sorti un vieux Tupperware du placard, qui a terminé sur le plan de travail. Et c’est là que le rabâchage a commencé.

« QUI A JETE LES EPLUCHURES DE PATATE DANS LA POUBELLE ……. NON D’UNE CROTTE DE BIQUE, VOUS CROYEZ QUE JE LAISSE UNE BOITE REMPLIE D’EPLUCHURES POUR FAIRE DE L’ELEVAGE DE DROSOPHILES !!! »

Eh oui c’est certainement l’étape la plus importante pour changer les habitudes c’est de ne pas céder, et de rappeler continuellement ce qui va ou non à la poubelle. La patience est de rigueur.

La prochaine fois que je vous parle du composteur c’est pour vous dire ce qui y va ou non, et des infos sur les petites bêtes si essentielles à son bon fonctionnement ! Mais en attendant, faites-le, et vous pouvez déjà y mettre vos déchets verts et épluchures de fruits et légumes !

Bienvenue

Mesdames et Messieurs, au plaisir de vous rencontrer et surtout d’échanger avec vous.

Je vous avoue avoir mis du temps avant d’écrire ce premier article. En réalité, j’ai mis du temps avant de me décider tout court à faire ce blog. Pourquoi, me direz-vous ?

Aujourd’hui, internet est partout dans notre vie et à tout moment : les mails pour le travail, les publicités, les promotions, les impôts, les rendez-vous, les notifications et j’en oublie. On retrouve internet avec les réseaux sociaux comme Facebook, Snapchat, Instagram, Twitter pour se partager des articles, des vidéos, des photos, garder contact avec les amis qu’on perd de vue, les collègues (pas tous heureusement), la famille.

Pinterest avec une banque d’images à vous en faire tourner la tête et oublier le temps qui passe. Une idée vous amène à d’autres idées qui vous amènent à encore plus d’idées et en bref en 1heure vous avez créé 2 tableaux et 3 sous-tableaux avec une vingtaine d’images chacun. Les recherches de recettes sur Marmiton, que vous enregistrez bien évidemment sur Pinterest. Et enfin, les blogs que vous avez trouvés sur Pinterest ou une page Facebook, qui vous amène à la lecture d’articles qui vous conduisent à d’autres blogs et d’autres articles donc d’autres inspirations.

Bon en gros, je ne voyais pas l’intérêt d’avoir un blog, des articles et des photos qui finiraient par se noyer dans les méandres de la toile.

Pourtant, l’envie était là ! Pouvoir partager mais surtout échanger sur des astuces et des techniques afin de pouvoir aller vers un monde meilleur avec vous.

Un monde meilleur ? Et là vous pensez, « waouh elle s’emballe la petite ! »

Et non, pas du tout. Si je vous dis ça, c’est pour enchainer sur le véritable thème de ce blog. Et oui, il faut que je vous annonce ce qui m’a finalement décidé à lancer mon blog.

Il paraît que je n’aime pas les humains, que je préfère les plantes et les animaux (Dixit mon homme). Il a raison et tort. J’aime l’environnement, j’aime la nature, j’aime la biodiversité, j’aime ce que la terre a à m’offrir. Du chêne majestueux à la pâquerette insignifiante, du coquelicot de nos campagnes à la rose de nos jardins, du ver de terre gluant à la mésange du printemps, du hérisson piquant à mon chat câlin. J’aime les contempler, les apprécier, les observer, les voir pousser, grandir, évoluer. La vie est partout autour de nous et si précieuse. J’aime les humains, j’aime le lien social, partager des moments de vie et les souvenirs. Par contre, je n’aime pas ce que font les humains à notre monde, je n’aime pas ce que je fais à ma planète. Etre témoin de la destruction d’écosystèmes, d’infliger la souffrance, la destruction à des espèces qui n’ont rien demandé, qui ne sont que les témoins de l’évolution de notre univers.

Je veux participer au changement, mais en même temps je fais partie du système et je ne me sens pas prête à tout quitter.

Comme certainement beaucoup d’entre vous, j’ai un loyer à payer, des assurances, des factures, des impôts, un crédit sur le dos qui me rendent dépendante de mon boulot (Je suis monitrice éducatrice. En gros, pour faire simple, je suis dans le social, si ce n’est pas aimer les humains ça !). Et me voilà, rentrée dans la boucle de la routine métro, boulot, dodo. Bon plus exactement auto, boulot, dodo. Mon confort de vie est agréable et pourtant je ne suis pas satisfaite.

C’est comme ça que j’ai décidé de changer mon mode de vie et de consommation, et que je souhaite partager avec vous les recettes de mes produits d’entretien faits maison, les produits de beauté, les idées recyclages, la création et l’entretien du potager, des recettes tout court et comment j’ai fait adhérer mon entourage totalement opposé. Opposé dans le sens où, si je devais définir une phrase pour Monsieur (avant qu’on soit ensemble) ça aurait été plutôt « Tu aimes les humains, par contre les animaux et les plantes t’aimes bien mais tu t’en fous ! » 

Sur ce les amis, n’hésitez pas, lors de vos passages sur mes articles, à me laisser des commentaires avec vos méthodes et astuces. Je vous souhaite une bonne lecture et vous dis à bientôt !

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