Pour commencer mon changement de vie, la première chose que j’ai faite c’est de fabriquer un composteur.

Lorsque j’ai rencontré mon compagnon, c’était chacun chez soi la semaine et on se retrouvait les week-end. Puis, petit à petit nous avons commencé à passer plusieurs jours, puis 1 semaine complète ensemble et j’ai fini par passer toutes mes semaines chez lui. Eh oui, je ne suis pas si différente de la plupart des femmes, l’amour me rend accro, j’ai besoin de ma dose journalière. C’est en décidant de m’installer chez lui que j’ai choisi de modifier notre mode de vie et notre mode de consommation.
Avant que je ne m’installe avec lui, il vivait avec sa fille et le dimanche soir était marqué d’un rituel, sortir la poubelle des ordures ménagères. Et le mercredi, la poubelle jaune, c’est-à-dire plastique et carton. Comme vous le savez tous, il y a un dimanche par semaine, et une année est composée de 52 semaines, cela représente donc 52 sacs poubelles par an et ça c’est quand ils ne sont que 2. Il y a les week-end avec la famille et les amis et ces semaines là on peut doubler le nombre. Idem pour les sacs de plastiques et cartons, mais là, attention le sac jaune était deux fois plus volumineux par rapport au noir, ce qui équivalait à 104 poubelles par an.
C’était trop, il fallait dire stop. En vivant seule je jetais une poubelle par mois. Vous savez encore et toujours que dans une année on est à 12 mois. Donc si je ne suis pas trop mauvaise en maths je jetais 12 sacs poubelles dans l’année. Mes épluchures de légumes finissaient au fond du jardin pour le compost ou les poules du voisin qui venaient squatter en mon absence. Alors comment accepter de revenir à une poubelle par semaine en m’installant avec Monsieur. D’ailleurs ce n’est pas comment mais pourquoi ? Parce qu’il ne sait pas ce qu’est un compost, (Parisien pur jus, le jardin c’est pas son truc, je préfère préciser car il s’est vexé quand je lui ai lu cet article !), parce que j’ai l’impression de lui imposer, parce que ça demande une nouvelle organisation dans la cuisine et le jardin. Finalement rien d’insurmontable !
Première étape. Monsieur ne s’y connait pas du tout en jardin et en plante. C’est pour vous dire, il donnait un billet au fils de son voisin pour qu’il tonde chez lui (Alors là aussi je préfère préciser que ce n’est pas par fainéantise mais tout simplement parce que c’est pas son truc, il préfère ses guitares que la tondeuse) ! Les arbustes n’étaient jamais taillés et la partie nord était devenue une jungle de ronces et de chèvrefeuille ! Passer mes week-end chez lui c’est sympa mais étant du genre plutôt active j’ai eu besoin de vaquer à des occupations personnelles. Afin de ne pas m’imposer dans sa vie du jour au lendemain. Le deal a été passé ! Je ne touche pas à la maison tant que c’est chacun chez soi (je n’apprécierais pas qu’il envahisse mon espace d’un coup) mais j’ai carte blanche sur le jardin.
Que la fête commence !
C’est ainsi que j’ai pu aborder le sujet composte.
« Tu sais pour planter j’ai besoin de terre, le sol a besoin d’être amendé, et à force d’aller en chercher à la jardinerie je cumule les sacs en plastique, même si je les réutilise pour les déchets verts, ce n’est pas terrible et en plus faut payer pour avoir de la terre c’est quand même un truc de ouf, non ?! On vit quand même sur la planète Terre ! et puis ma maison est construite sur de la terre, je marche sur de la terre, … Chéri ! Il faut agir ! »
L’homme moderne n’aime pas les bêtes et encore moins l’idée d’être dérangé par des odeurs. Mais en fin de compte après de nombreux arguments pour et contre et surtout parce que j’avais carte blanche non d’un chien…
La fabrication du composteur a pu commencer !
On a utilisé des palettes, des planches de bois et la structure en bois d’une ancienne plancha qui traînait. Ok il n’est pas très beau, il tient miraculeusement debout mais il y a un composteur !!!
Deuxième étape. Avoir un compost c’est bien, mais faut le remplir. J’ai alors sorti un vieux Tupperware du placard, qui a terminé sur le plan de travail. Et c’est là que le rabâchage a commencé.
« QUI A JETE LES EPLUCHURES DE PATATE DANS LA POUBELLE ……. NON D’UNE CROTTE DE BIQUE, VOUS CROYEZ QUE JE LAISSE UNE BOITE REMPLIE D’EPLUCHURES POUR FAIRE DE L’ELEVAGE DE DROSOPHILES !!! »

Eh oui c’est certainement l’étape la plus importante pour changer les habitudes c’est de ne pas céder, et de rappeler continuellement ce qui va ou non à la poubelle. La patience est de rigueur.
La prochaine fois que je vous parle du composteur c’est pour vous dire ce qui y va ou non, et des infos sur les petites bêtes si essentielles à son bon fonctionnement ! Mais en attendant, faites-le, et vous pouvez déjà y mettre vos déchets verts et épluchures de fruits et légumes !
